dimanche 2 mars 2014

Rencontre avec Maximón

Dimanche, el dia del mercado et de la messe. Toutes les églises, peu importe leur dénomination, célèbrent, partout au Guatemala. Je suis allée à la plus belle des églises de Santiago, la catholique. Contrairement aux nôtres, elle était pleine à craquer. Grâce à des hauts-parleurs, des gens se retrouvaient même assemblés à l'extérieur pour écouter la célébration. Tous étaient bien vêtus, enfants comme adultes, plusieurs, du costume traditionnel. C'était très coloré. J'ai ensuite descendu vers le port où tous les bateaux-taxis sont accostés en attente des prochains clients. Coup de foudre pour une petite boutique d'art! J'y ai acheté une toile magnifique, grande, colorée. Je crois que j'ai eu un bon prix... j'ai aidé Diego (le vendeur, un monsieur fort sympathique) à décortiquer et ainsi apprendre quelques phrases en anglais pour les futurs touristes. Je lui demandais de les écrire en espagnol dans son petit cahier et je lui traduisais en les récrivant en anglais. Je l'ai fait répéter un peu, histoire de placer la prononciation. Je crois qu'il était content. Ensuite, summum de la journée, je suis partie à la recherche de Maximón... Je l'ai trouvé! Diego m'avait tracé un plan, mais il fallait que je m'infiltre dans une ruelle (sans nom; la toponymie est inexistante dans ce bled! On doit constamment mémoriser où on se trouve), lorsqu'un guide s'est tiré devant moi et m'a offert de rencontrer le fameux, l'unique, le vrai Maximón! Wow! Un clé en main... En fait ça m'a coûté Q40 (+/- 6$ CAN), mais je tenais à le voir. Je ne fut pas déçue. Rendue au fond de la ruelle, une cour intérieure, une odeur d'encens, un feu, des gens, une entrée que l'on cherche à cacher... le passage coûte Q2. Je paie, j'entre. La lumière est tamisée...des hommes sont regroupés derrière une table remplie de bouteilles vides, deux autres sont assis de chaque côté dudit personnage. On jase, on boit, on est même saoul et ça sent toujours l'encens. Je suis la seule touriste chez Maximón. Mon guide m'explique alors tout le baratin à son sujet. J'ai lu et discuté à propos de ce personnage déjà... pas facile à saisir... Vraiment étrange. Aimé ou détesté, qu'on y croit ou non, il fait partie des légendes populaires de ce pays. Je dirais même qu'il est un personnage culte. Pour Q10 supplémentaires, je peux prendre quelques photos. Y'a pas à dire, assise à ses côtés, je suis et je me sens vraiment loin des copies d'élèves à corriger!
Voici Le fameux Maximón... Non, ce n'est pas une personne mais une effigie vénérée

L'homme aux cotés de Maximón a la responsabilité de s'en occuper pendant un an; 
C'est le chef de la confrérie. 


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